vendredi 25 avril 2014

LE REPORTING FINANCIER

En donnant une image fidèle de la situation financière d'une entreprise, le reporting financier est devenu aussi précieux qu'utile. Sachant qu'il permet aussi d'effectuer un point régulier sur sa stratégie, autant investir dans la bonne solution. Découvrez les pistes à suivre pour faire son choix.

Un outil de cohésion

Si l'adoption d'un outil de reporting est parfois dictée par des contraintes fiscales, les gains procurés sont multiples, puisque l'exploitation des données financières de l'entreprise assure son pilotage et son analyse. Le reporting est, en quelque sorte, un tableau de bord identique à celui de l'automobiliste qui s'en sert pour piloter et analyser la situation.
Considérée comme la colonne vertébrale des indicateurs financiers, la solution de reporting rend possible le partage d'indicateurs à une population plus large de l'entreprise, que ce soit des responsables des opérations ou des responsables commerciaux, entre autres.

Assurer le prévisionnel

Cette solution permet de disposer d'une vision plus fine de l'activité et de piloter les performances économiques et financières de son entreprise.
En  suivant les indicateurs les plus pertinents (bilan, compte de résultat, tableau de flux, etc.), l'outil de reporting permet d'assurer le prévisionnel avec la création de budgets, tout en ayant une idée précise du passé.
Ainsi, il permet d'adosser aux éléments financiers des éléments qui le sont moins ou pas du tout, tels les carnets de commandes ou bien les dates d'échéances des fournisseurs et des clients nécessaires, lorsque la volonté de faire progresser son BFR de quelques pourcents est en jeu. L'outil de reporting peut servir en outre à obtenir une alerte sur des clients considérés comme "douteux".  


jeudi 24 avril 2014

L’AFFACTURAGE - Un dossier solide pour bien négocier

Avant de recourir à une solution de factoring, il est important d'auditer les créances clients de l'entreprise pour obtenir des tarifs avantageux.

L'an dernier, le montant total des créances prises en charge dans le cadre de contrats d'affacturage atteignait 186 milliards d'euros, contre moins de 21 milliards en 2002. Si le rythme de croissance s'est apaisé, la dynamique positive du produit perdure en 2013 : au premier trimestre, les produits d'affacturage enregistraient une croissance de 4,5 %. Ce succès est lié à la volonté des entreprises de se financer à court terme, puisque le principe du factoring consiste à céder tout ou partie de ses créances à un organisme extérieur, ou factor lequel crédite en retour le compte courant de l'entreprise, permettant à celle-ci de disposer de liquidités immédiates, notamment pour financer le BFR.

Déterminer les besoins réels de l'entreprise
Avant de recourir à ce type de solution, il est essentiel de déterminer les besoins réels de l'entreprise en matière de financement à court terme. " Le fait de mettre en place ou de défaire un contrat d'affacturage n'est pas neutre pour l'entreprise en termes d'organisation : il est donc important d'inscrire ce projet dans la durée ", insiste Jean-François Boisson, le Daf de Kalidea, dont la société confie 20 millions de factures par an à ABN Amro Commercial Finance. Ce dernier met notamment en garde contre le fait de céder à la pression d'une banque menaçant de couper ses financements à court terme, qui entraîne un passage à l'affacturage dans de mauvaises conditions. Yves Peccaud, fondateur de Culture Cash, souligne que le factoring représente un "fusil à un coup" : " Il s'agit d'une rentrée d'argent relativement facile à obtenir, mais lorsque l'entreprise a cédé les factures de ses clients, elle ne peut plus revenir en arrière. "
La préparation d'un dossier solide, via un audit sur les créances clients de l'entreprise, est indispensable. " Il est important d'avoir en amont une perception claire d'un certain nombre d'éléments : la qualité de la facturation, les montants d'avoir, ou encore le mode de règlement des factures par les principaux clients ", énumère Benjamin Madjar, responsable du département cash and working capital services chez EY (Ernst & Young). Le délai moyen de résolution des litiges avec les clients doit aussi être pris en compte. Chacun de ces éléments donnera à la direction financière une première appréciation des points à travailler pour présenter le meilleur dossier possible auprès de la société d'affacturage, avec un objectif : avoir toutes les cartes en main pour négocier.

mercredi 23 avril 2014

FRAUDE AU PRÉSIDENT !

La "fraude au président" toucherait près de 10% des sociétés françaises arnaquées. Prétextant une opération confidentielle très urgente, le fraudeur usurpe l'identité des dirigeants pour détourner des fonds. Un scénario dans lequel la prévention des collaborateurs est un enjeu décisif.

"Allô Jérôme, c'est le p-dg de l'entreprise. J'ai besoin de votre aide. Je viens de recevoir un mail de l'administration fiscale nous enjoignant d'effectuer un virement bancaire de toute urgence pour régulariser notre situation, sous peine de subir un redressement fiscal. Je vous transfère le dossier. Je compte, bien sûr, sur votre plus grande discrétion." Votre comptable ne le sait pas encore mais il est en train de se faire escroquer. 
Si cette situation est fictive, ce type d'arnaques, baptisé plus communément "fraude au président", connaît une progression inquiétante depuis leur apparition en France il y a trois ans environ. Elle aurait même coûté plus de 10 millions d'euros à certaines entreprises, à l'instar de l'usine de production Seretram du groupe Géant Vert, escroquée de 17 millions d'euros l'année dernière.
De la TPE au CAC 40
Si les grands groupes sont des cibles privilégiées, les PME ne sont pas épargnées.
À chaque fois, le même mode opératoire. Le fraudeur contacte au téléphone ou par mail (via une fausse adresse mail) un comptable en usurpant l'identité du dirigeant d'entreprise ou de son responsable. Prétextant une opération urgente et confidentielle (acquisition à l'étranger, règlement d'un contrôle fiscal...), il lui demande d'effectuer un virement manuel dans les plus brefs délais.
" Les fraudeurs sont très bien préparés en amont. Ils connaissent les fonctions et missions de chacun dans l'entreprise. Ils chassent la moindre information sur Internet et les réseaux sociaux permettant de les renseigner sur les congés du dirigeant et des responsables de l'entreprise, l'ambiance de travail, ou même les membres de la famille des salariés. 
Gare aux périodes de vacances
Plusieurs réflexes peuvent vous éviter d'être le prochain sur la liste. Une fois que le virement est parti, vous disposez dans le meilleur des cas de moins de 48h pour le bloquer. " Restez vigilant lors de ces périodes propices. 
Il est également possible de limiter les virements manuels à certains collaborateurs seulement, ou instaurer des procédures spéciales pour les règlements en urgence. Désigner un référent en interne alerté en cas de suspicion de fraude est une autre possibilité. Enfin, sachez que les escrocs rivalisent d'imagination et peuvent vous duper en se faisant passant pour votre avocat, un responsable de l'administration fiscale, votre banquier....
Depuis janvier, on observe une recrudescence des fraudes liées au passage au format SEPA, via des supposés tests de virements.
Mieux vaut donc redoubler de vigilance en demandant par exemple un contre-appel de votre banque pour les virements dépassant un certain montant.


mardi 22 avril 2014

PME-ETI : L’ACCÈS AU CRÉDIT S’AMÉLIORE LÉGÈREMENT

D'après la dernière étude trimestrielle de la Banque de France, l'accès des entreprises au financement bancaire a progressé au cours du premier trimestre 2014. Les ETI sont mieux servies que les PME.
La Banque de France vient de publier son enquête trimestrielle sur l'accès au crédit en France. Cette étude, menée auprès d'un échantillon de 3 500 PME et 400 ETI, montre que l'accès des entreprises françaises au financement bancaire s'est légèrement amélioré au cours du premier trimestre 2014.
Crédit d'investissement : 87 % des PME obtiennent satisfaction
Du côté des PME, la demande de crédit est restée stable durant les trois premiers mois de l'année. Pour sa part, l'offre de crédit de trésorerie a progressé : 70 % des PME interrogées ont obtenu en totalité ou en grande partie (plus de 75 %) les financements souhaités, contre 68 % au quatrième trimestre 2013. L'accès au crédit d'investissement est également largement satisfait, puisque 87 % des PME obtiennent entière satisfaction.
La demande de crédit des ETI se redresse 

Même constat en ce qui concerne les ETI : la demande de financement bancaire se redresse au cours du premier trimestre. Au niveau de l'offre, les ETI sont globalement mieux servies que les PME. Ainsi, le taux d'obtention de crédit de trésorerie (en totalité ou à plus de 75 %) grimpe de 3 points à 79 % par rapport au trimestre précédent. De son côté , le taux d'obtention de crédit d'investissement reste stable à 90 %.




vendredi 18 avril 2014

PRIORITÉ AU CASH POUR LES ENTREPRISES

Selon les résultats d'une étude d'AltaValue, les PME et ETI n'ont cessé de renforcer leurs fonds propres entre 2009 et 2012. Une tendance qui illustre leur capacité d'adaptation, mais pèse sur les investissements.
Les PME et ETI ont fait preuve, par leur prudence, d'une très nette capacité d'adaptation au contexte macro-économique, estime AltaValue, qui s'appuie sur une étude sur la valorisation des PME. Tout au long de la période 2009-2012, les entreprises ont connu une hausse continue de leurs fonds propres, remarque le spécialiste de l'information sur les entreprises. 
Vers une reprise modérée de l'investissement
Ces fonds propres s'établissaient à 728 000 euros en 2008 et atteignent 955 000 euros en 2012, soit une progression de 31% sur la période. De même, la dette nette médiane, qui s'établissait à - 43 000 euros (soit 43 000 de trésorerie nette) en 2008, atteint en 2012 un montant de - 111 000 euros. 
Cette amélioration de la situation nette de trésorerie s'est faite au détriment de l'investissement des entreprises. L'investissement médian des PME / ETI est passé de 40 000 euros en 2008 à 37 500 euros en 2012. Rapporté à l'Ebitda des sociétés, le ratio est passé de 14,4% en 2008 à 12,6% en 2012.

" Nous anticipons une probable reprise modérée de l'investissement en 2014 ", prédit AltaValue, qui précise que l'investissement représentait en 2012 moins de 1% du chiffre d'affaires.


jeudi 17 avril 2014

LES 4 MESURES PHARE POUR LES PME

Les 50 premières mesures de simplification ont été présentées le 14 avril 2014 pour réduire le poids des normes administratives pesant sur les entreprises. Sélection de quatre règles qui pourraient impacter les PME.

1/ Des bulletins de paie allégés
C'est la mesure la plus attendue : en finir avec les fiches de paie à rallonge ! Exit la série de 20 lignes prévalant sur chaque bulletin, le rapport prévoit une version simplifiée contenant uniquement cinq à six lignes à l'image du modèle prévalant en Allemagne. Plus lisible, le nouveau bulletin contiendra ainsi les informations les plus essentielles pouvant être organisées par blocs. Cette mesure est complémentaire à la simplification comptable annoncée en janvier. Les TPE avaient ainsi été exonérées de l'obligation d'établir une annexe comptable et de publier leurs comptes, alors que celles de 50 salariés avaient obtenu un bilan simplifié. 
Plus encore, le rapport propose de réduire le nombre d'organismes de collecte des charges prélevées pour la santé, le chômage ou la retraite, en opérant des regroupements. Une simplification des déclarations sociales qui serait une vraie révolution.
2/ Réduction du nombre de statuts pour les entreprises individuelles
Pour un micro-entrepreneur, créer une entreprise est un vrai parcours du combattant tant les statuts existants sont multiples (EI, EIRL, EURL, SARL...). L’idée est de réduire le nombre de statuts et ne retenir que ceux correspondant aux besoins réels des entreprises individuelles. 
Pour booster, plus encore, la création d'entreprise, le rapport préconise le dépôt d'un seul exemplaire des statuts et auprès d'un seul organisme au moment de la création, ainsi qu'un dépôt sous forme dématérialisée. Enfin, un allègement des autorisations préalables est prévu, des procédures contraignantes qui constituent des freins parfois disproportionnés à l'entrepreneuriat. Une revue systématique de ces procédures permettrait de faciliter la création d'entreprises dans de nombreux champs d'activité.
3/ Éviter la rétroactivité en matière fiscale
Le rapport veut réduire le recours aux mesures fiscales rétroactives (loi de finances) modifiant les règles portant sur les revenus des entreprises perçus tout au long de l'année.
4/ La généralisation du titre emploi service entreprise
Traditionnellement réservé aux entreprises de neuf salariés, le TESE (Titre emploi service entreprise) s'impose comme un outil efficace pour aider les TPE à optimiser leur démarche, souvent complexe, d'embauche de leurs premiers salariés. Si ce dispositif, simplifiant les formalités sociales liées à l'embauche, reste efficient pour certaines branches professionnelles, il est somme toute assez peu déployé. Aussi, le TESE sera désormais ouvert aux TPE de 19 salariés, mais il sera également élargi de manière progressive et maitrisée à différentes branches et maintenu de manière permanente au sein des branches déjà ouvertes.

Les organisations patronales saluent largement les 50 mesures annoncées, à l'instar du Club des Entrepreneurs ou encore de la FFB (Fédération Française du Bâtiment) qui évoquent "une réelle avancée pour lutter contre la complexité administrative. Même son de cloche positif chez la CGPME pour qui ces mesures "sont indiscutablement de nature à améliorer la situation". Un enthousiasme partagé par le Medef qui espère une dynamique plus forte encore de simplification propre à réduire " un stock de normes complexes encore considérable en France avec 85 codes et 400 000 règlementations ". 


mardi 15 avril 2014

La modification du contrat de travail

Modifier le contrat de travail d'un salarié est une opération délicate.
Au cours de n'importe quelle relation contractuelle, des évolutions ou des changements peuvent s'avérer nécessaires. Ils peuvent être justifiés par des éléments extérieurs à cette relation, force majeure, contexte de crise..., mais aussi adaptés à des choix personnels ou familiaux des parties. La vie du contrat de travail n'échappe pas à ce constat. Il est alors essentiel d'identifier s'il s'agit d'une modification impliquant le consentement préalable du salarié ou d'un simple aménagement des conditions de travail, qui peut être imposé unilatéralement par l'employeur.
Elle ne requiert pas l’accord du salarié dans les cas suivants :
1- Réorganisation des tâches et responsabilités  dès lors qu'elles font partie du périmètre des fonctions exercées par le salarié. La qualification et la rémunération du salarié demeurent identiques.
2- Modification des objectifs des salariés. Sauf si les objectifs sont expressément contractualisés, l'employeur peut modifier en cours d'année les objectifs assignés aux salariés sous conditions qu’ils soient raisonnables et réalisables.
3- Changement du lieu de travail dans un même secteur géographique si celui-ci est justifié par l'intérêt de l'entreprise.
Elle requiert l'accord préalable du salarié dans les cas suivants :
1- La rémunération du salarié.
2- La durée du travail : un salarié à temps complet doit donner son accord pour occuper un poste à temps partiel et inversement.
2- Le cœur des fonctions exercées par le salarié 
4- Le changement de lieu de travail hors du même secteur géographique.